Les fake news et la mauvaise foi du « Monde Diplomatique » sur la Guinée Equatoriale

16/11/2021

Le « Monde Diplomatique » a publié dans son numéro de Novembre 2021 un article signé du journaliste Jean-Christophe Servant, et intitulé « Dictature oubliée en Guinée Equatoriale ». Le problème éthique et politique posé par cet article est qu’il est rempli de « fake news » et de mauvaise foi.

C’est d’abord ce titre qui est un « fake news » par la qualification du régime actuel de la Guinée Equatoriale de « dictature ». En effet, est-ce que dans un pays qui revendique d’être un modèle de démocratie comme la France ou les Etats-Unis, un Président du pays a une seule fois nommé comme président de la Cour Constitutionnelle une personnalité qui n’est pas une de ses « personnes de confiance » qu’il veut remercier pour les « services rendus » ? Une telle nomination existe-elle à fortiori dans un pays africain autre que la Guinée Equatoriale sous le Président Obiang ?

Son régime que le journaliste-idéologue du « Monde Diplomatique » qualifie de « dictature » a pourtant donné une belle leçon de « démocratie » à la « République Française », aux Etats-Unis d’Amérique, la plus ancienne démocratie actuelle du monde, et aux « Républiques africaines », en nommant comme Président de la Cour Constitutionnelle de la Guinée Equatoriale depuis le 18 septembre 2018 jusqu’à ce jour Firmin Nguema Esono, un juriste, ancien opposant virulent ayant écrit tout un livre pour dénigrer le régime du Président Obiang, sachant pourtant que « les paroles s’envolent, les écrits restent ».

Cette nomination d’un opposant politique à un tel poste prestigieux ne fait que renforcer la leçon de démocratie qu’avait déjà donnée le Président Obiang en nommant dans ses gouvernements successifs depuis 1996 des opposants politiques, dont le plus emblématique est Alfonso Nsue Mokuy, président de la « Convention Libérale Démocratique CDL », et Vice-Premier Ministre chargé des droits d l’homme depuis le 21 mai 2012.

De plus le « Monde Diplomatique » fait preuve de mauvaise foi caractérisée en qualifiant faussement le régime du Président Obiang de « dictature oubliée » et en gardant un silence hypocrite sur les « vraies dictatures oubliées en Afrique » à la tête desquelles se distingue le régime héréditaire dictatorial et sanguinaire togolais vieux bientôt de 54 ans, qui constitue le plus long régime héréditaire et dictatorial au monde après la Corée du Nord, et auquel le Président de la République Française, qui prétend donner des leçons de démocratie au monde entier, a déroulé le tapis rouge de l’Elysée en recevant l’héritier actuel de ce régime le 9 avril et le 15 mai 2021.

Si le « Monde Diplomatique » était sincère dans sa dénonciation de la « dictature oubliée en Guinée Equatoriale », pourquoi n’a-t-il pas protesté contre la profanation des valeurs démocratiques et républicaines que constituent ces déroulements du tapis rouge de l’Elysée ? Pourquoi n’a-t-il pas fait écho aux diverses interpellations de l’Elysée au sujet du Togo par les députés français Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Nadot, et par les leaders de l’opposition togolaise, Monseigneur Philippe Kpodzro et Dr Gabriel Agbeyome Kodjo ?

En terme de longévité, le régime héréditaire dictatorial togolais est suivi à quelques mois près par d'autres régimes héréditaires en Afrique Centrale, créés et soutenus par tous les gouvernements de la « Cinquième République Française » qui prétend donner des leçons de démocratie à la Guinée Equatoriale et au monde entier, et qui se drape dans l’hypocrisie en soutenant très activement les « dictatures oubliées » du « Monde Diplomatique » en Afrique francophone subsaharienne, dans le « silence étourdissant » du « Monde Diplomatique » confirmant sa mauvaise foi démocratique.

Cependant, le « fake news » le plus faux et mensonger de l’article en question concerne les résultats incontestables de la politique économique et sociale du Président Obiang, qui est un modèle pour tous les pays africains, surtout ceux qui bénéficient de la « manne pétrolière, gazière ou minière ».

Le comble des « fake news et de la mauvaise foi du Monde Diplomatique sur la Guinée Equatoriale » est cette citation de l’article incriminée : « Pour moi, résume Nerin, il existe trois types de régime politiques mondiaux : le libéralisme, qui prétend que l’Etat n’a pas à s’immiscer dans l’économie, le socialisme, qui préconise que l’Etat protège les pauvres, et le régime équato-guinéen, dans lequel l’Etat protège, subventionne et défends les riches ».

En flagrante contradiction avec cette fausse affirmation, le journaliste russe Mikhail Gamandiy-Egorov a écrit le 20 mai 2014 dans un article publié par « la voix de la Russie » et intitulé « Guinée Equatoriale : le bon exemple pour l’Afrique » : « Le succès du pays est également dû à une politique sociale adaptée, notamment via la construction d’un grand nombre de logements sociaux de qualité, destinés aux couches les moins favorisées de la population. Un grand accent est mis également sur l’éducation et l’enseignement, particulièrement chez les jeunes, censés devenir rapidement les nouvelles élites de leur pays et de leur continent. Les revenus issus du pétrole sont utilisés pour le financement de projets importants, que ce soit dans l’agriculture, l’éducation ou les nouvelles technologies ».

En effet, tous ceux qui ont visité plusieurs pays africains dont la Guinée Equatoriale ne peuvent manquer d’être admiratifs de la qualité et de la modernité des infrastructures publics et des logements sociaux de la Guinée Equatoriale actuelle, comme l’a été à la faveur de sa visite en Guinée Equatoriale en mars et avril 2018 Monsieur Ahmed Friaa, ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris et Agrégé de mathématiques, figure emblématique des gouvernements tunisiens de « l’âge d’or de la Tunisie » sous la présidence de Monsieur Ben Ali, à plusieurs postes ministériels importants, notamment ceux de l’Intérieur, de l’Education, de l’Equipment et de l’Habitation, des Communications, et des Technologies de la Communication.

Ces prouesses économiques et sociales de la Guinée Equatoriale sous l’impulsion du Président Obiang sont couronnées, d’une part par la gratuité de l’eau courante et de l’école publique en Guinée Equatoriale, ce qui semble être un cas unique en Afrique et peut-être même dans le monde, et d’autre part par le second rang en Afrique après le Maroc occupé par la Guinée Equatoriale, dans le classement des pays selon le montant du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). C’est ce que précise en les termes suivant l’article « SMIG en Afrique : Quels sont les pays qui paient le mieux ? », en date du 7 février 2020 (https://talent2africa.com/smig-en-afrique/) : « Une analyse comparative des différents SMIG proposés dans les pays africains, permet d’affirmer sans risque d’erreur, que le Maroc en tête de liste des pays d’Afrique en matière de salaire minimum.

Il a élevé la barre à 137.095 FCFA, soit la rémunération minimale la plus élevée. Ainsi, sur une échelle de 1 à 18 pays, le monde entier Maroc se classe en première position en matière de rémunération minimale salariale fixée par les États africains. Ainsi, au royaume chérifien, la dernière revalorisation du SMIG intervenue le 1er juillet 2014 a fait progresser le salaire minimum de 10%, élevant ainsi le SIMG du pays à 209 €. D’autres pays comme la Guinée-équatoriale et l’Algérie viennent occuper une bonne place dans ce classement, complétant ainsi le top 3 des plus gros salaires minimums en Afrique francophone. En Guinée-équatoriale, de 90.000 FCFA en 2002, le SMIG est désormais à 128.000 FCFA (195 €) et de 93. 258 FCFA à l112 000 FCFA (171 €) en Algérie ».

Ces donnés économiques prouvent qu’en matière de redistribution des richesses créées par les activités économiques et en matière de pouvoir d’achat, la Guinée Equatoriale fait mieux qu’un pays comme l’Algérie, qui revendique d’être « socialiste » et qui dispose d’une « manne pétrolière et gazière » beaucoup plus importante que la Guinée Equatoriale.

En effet, d’après les données de production de pétrole brut en octobre 2021, l’Algérie est le quatrième producteur africain de pétrole brut, derrière la Libye, le Nigeria, et l’Angola, tandis que la Guinée Equatoriale n’occupe que le dixième rang, après l’Egypte, le Congo Brazzaville, le Ghana, le Gabon, et le Tchad (https://fr.tradingeconomics.com/country-list/crude-oil-production?continent=africa). De plus, d’après les données de production du gaz naturel fournies par CIA World Factbook en janvier 2020 (https://www.indexmundi.com/map/?v=136&l=fr), l’Algérie est le premier producteur africain de gaz naturel, et la Guinée Equatoriale n’est que le quatrième producteur africain de gaz naturel, après l’Algérie, l’Egypte et le Nigeria.

Toutes les donnés économiques citées sur le SMIG et les productions de pétrole brut et de gaz naturel prouvent que les performances économiques et sociales indéniables de la Guinée Equatoriale sous la direction du Président Obiang ne sont pas dues uniquement à « la manne pétrolière et gazière », dont la Guinée Equatoriale ne bénéficie actuellement depuis 1980 que des 20 %, et dont les 80 % enrichissent les compagnies étrangères qui exploitent le pétrole brut et le gaz équato-guinéen. Ces données économiques prouvent que ces performances sont dues à la « bonne gouvernance » de « la manne pétrolière et gazière » de la Guinée Equatoriale, au profit de « la croissance du bien-être de tous les citoyens équato-guinéens », en particulier des plus pauvres.

Cette « bonne gouvernance » par le Président Obiang de « la manne pétrolière et gazière » de la Guinée Equatoriale, qui peut certes être améliorée, honore déjà à son stade actuel le concept originel de « bonne gouvernance », qui n’est pas d’origine occidentale comme on le pense à tord le plus souvent, mais est d’origine africaine et date de près de quatre millénaires, et qui a été formulée pour la première fois dans le conseil suivant du Pharaon Amenemhat 1er, qui régna de 1939 à 1909 avant JC, à son fils le Pharaon Sésostris 1er, définissant clairement ainsi « l’essence de la bonne gouvernance », qui est « la croissance du bien-être des citoyens » : « écoute bien ce que je vais te dire, pour bien gouverner et accroître le bien-être de tes citoyens ».


Par le CUEPA (Conseil des Universitaires et Experts Panafricains)



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