Les contrôles de change imposés par la BEAC, pourraient ruiner l’industrie pétrogazière de la Guinée équatoriale

15/10/2019

M.Gabriel Obiang Lima, ministre équato-guinéen du Pétrole a déclaré que les nouveaux contrôles de change imposés par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) pourraient nuire aux perspectives de développement de l’industrie pétrogazière de son pays. Par conséquent, il existe de fortes chances qu’ils ruinent l’économie équato-guinéenne.

C’est en substance, ce qui ressort de son intervention lors de l’Africa Oil and Power qui se tient actuellement au Cap, en Afrique du Sud.

Entrée en vigueur en juin dernier, la mesure vise à mettre de l’ordre dans le bloc monétaire inondé de pétrodollars qui, en raison de contrôles laxistes, finissent souvent sur des comptes bancaires offshore, après avoir contourné le système réglementaire régional.

Le responsable explique que pour les entreprises, les restrictions entrainent de graves pénuries de devises et retardent les transactions. Par conséquent, cela met en péril les investissements des multinationales de l’énergie dans les champs pétroliers de Guinée équatoriale.

« Nous travaillons en parfaite collaboration avec la BEAC, mais je vais être très clair sur le fait que le pétrole et le gaz devraient être exemptés de ces restrictions (...). Les entreprises disent qu’elles n’investiront pas 2 à 3 milliards de dollars si elles n’ont pas la possibilité de les retirer », a-t-il poursuivi.

L’arrivée de nouveaux investissements est l’un des axes clés de la politique énergétique du pays et de telles restrictions pourraient refroidir les investisseurs. La Guinée équatoriale tire plus de 90 % de ses revenus de la commercialisation des hydrocarbures.

Source : Agence Ecofin



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