La Guinée équatoriale, une démocratie bien assumée ou la défense de la souveraineté et de la dignité africaine !

11/04/2019

Par Vanessa Ngadi Kwa —11avril 2019 à 00:00

Décryptage de l'interview du Président Obiang Nguema Mbasogo dans un journal espagnol "La Razón"

La Guinée équatoriale fait partie de ces pays du monde qui ont su prendre leur destin en main et s’imposer sur la scène politique internationale, malgré les multiples attaques et visées déstabilisatrices à leur encontre, mieux, malgré les haines et les campagnes de dénigrement qui ne cachent en réalité que les envies et les jalousies.

Mais avec grandeur et sagesse, ce petit pays d’Afrique, véritable Eldorado pétrolier, avance tout droit pour atteindre le niveau des nations modernes et développées de ce monde. Porte flambeau du panafricanisme-action qu’incarne son dirigeant, la Guinée équatoriale, a toujours ouvert ses portes au monde, tendu ses bras à l’autre, prête à l’accueillir et à le recevoir, à dialoguer, à communier avec lui et à coopérer….avec toujours au centre de tout et en valeur absolue, la volonté du peuple équato-guinéen. Ces vertus cardinales se sont bien illustrées dans les propos du numéro 01 équato-guinéen, le 07 avril 2019.

En effet, dans un entretien, dimanche dernier, avec le journal espagnol, La Razon, le président équato-guinéen, Obiang Nguema Mbasago, est revenu sur les actions prioritaires de sa politique de développement, la nécessité de construire un pays où l’acceptation de l’autre est inhérente aux valeurs même de la nation et où le peuple reste le seul maître de son destin. Franc, honnête et décomplexé, le président Obiang Nguema Mbasogo a, non seulement, défendu la démocratie équato-guinéenne et africaine qu’il assume en tant que père du panafricanisme moderne, mais aussi et surtout imposé le respect des idéaux panafricains.

Démocratie, dialogue politique inclusif, souveraineté nationale et africaine, lutte contre la corruption, coopération internationale, relations avec l’ancienne puissance colonisatrice…sont quelques-unes des thématiques majeures abordées dans cet entretien dont Laotravoz décrypte les moments forts.

L’un des temps forts de l’entretien entre le président Obiang Nguema Mbasogo et le Journal espagnol La Razon, est évidemment le début même de cet important échange. Il jette, non seulement, les bases de l’entretien, c’est-a-dire, pose les jalons de ce qui vont être, des déclarations, sans détour d’un sage, mais aussi et surtout, clarifie, de facto, sa position sur l’image que des gens, à l’extérieur du continent africain, veulent absolument donner de la Guinée équatoriale.

À ceux qui pensent que la démocratie en Guinée équatoriale n’est qu’une vue de l’esprit

Il y’a quelques années, un journal allemand, cité par la célèbre agence d’information russe Sputnik, notait que chaque pays du monde devrait, en principe, trouver ses propres modèles politiques qui soient acceptés par son peuple ; étant donné que quand les gens s'identifient à un certain système et l'acceptent, il y’a plus de chances qu'un développement économique crédible se réalise et que le bien-être de la population suive. Une telle démarche permet, sans doute, de comprendre la portée et la pertinence de la réponse du président Obiang Nguema Mbasago, lorsque le journaliste de La Razon lui dit, d’entrée de jeu, que les officines occidentales et européennes pensent que la démocratie n’existe pas réellement en Guinée équatoriale, malgré que le pays ait déjà connu 06 dialogues inclusifs.

« Ce système politique est conforme aux aspirations et à la volonté profonde du peuple équato-guinéen » : première mise au point du président Obiang Nguema Mbasago, qui n’a, d’ailleurs, pas manqué de souligner, par la suite, que la Guinée équatoriale construit aujourd’hui un système démocratique dans lequel l’acceptation de tous est un impératif et, est de loin , la chose la plus importante.

D’autre part, la démocratie équato-guinéenne, ou plus globalement africaine, comme l’a dit le président Obiang, il faut l’évaluer à travers le sentiment et le ressenti du peuple équato-guinéen lui-même, qui reste le seul maître de son destin ; et non à travers des critères qui viennent de l’occident. D’autant plus qu’il est connu de tous que la démocratie à l’occidentale, que l’Europe notamment veut imposer aux africains et dont parlent des médias occidentaux à longueur de journée, est une démocratie qui ne vise qu’ à servir les seuls intérêts occidentaux, qui souhaitent mettre au pouvoir leurs pions, vivants très souvent hors du continent, afin d’avoir la mainmise sur les ressources naturelles du continent.

Sinon, de quelle démocratie parlerait l’Europe ? Quand on sait que des grandes puissances mondiales comme la Chine viennent, par exemple, d’abolir la limite des mandats présidentiels. Dans ce pays aujourd’hui, l’actuel dirigeant, Xi-Jinping, peut-être Président à vie ; et pourtant l’Europe ne bronche pas. La Chine met aujourd’hui à genoux, des pays d’Europe qui ne souhaitent qu’approfondir leurs coopérations bilatérales avec elle, sans avoir le courage de se prononcer sur les pseudos concepts de démocratie ou de droits de l’homme. Elle fait trembler les Etats-Unis, considérés comme la première puissance mondiale (si l’on peut considérer que c’est toujours le cas)…Bref, on voit bien que la démocratie si chère à l’Europe ne se dirige à chaque fois que vers les pays africains.

Non ! Ce sont les africains eux-mêmes désormais, ce sont les populations équato-guinéennes, qui jaugent, apprécient et évaluent la démocratie dans leur pays. Et c’est à juste titre que le président Obiang a affirmé, deux choses importantes, de façon ferme. La première que c’est cela n’engagent que les européens s’ils pensent que la Guinée équatoriale n’est pas un pays démocratique ; la seconde est que cette image qu’a l’Europe de la Guinée équatoriale vient certainement de l’extérieur, c’est- à -dire de ceux-là même qui se plaisent toujours à aller de capitales européennes en capitales européennes, pour ternir l’image de la Guinée équatoriale.

Tout compte fait, le président Obiang a été, on ne peut plus clair : c’est le peuple qui détermine et apprécie le niveau de démocratie. D’ailleurs notait encore Sputnik, citant le journal allemand, « Il est antidémocratique, imprudent et arrogant d'évaluer encore et encore la situation dans d'autres régions du monde au regard des standards occidentaux ».

L’avenir de la Guinée équatoriale ou les prochaines échéances électorales, un seul maître : le peuple

Les populations équato-guinéennes ont toujours été la priorité du président Obiang Nguema Mbasogo et leur volonté, son unique repère politique. C’est pourquoi à la question de savoir s’il se représentera ou non aux prochaines élections présidentielles, là encore, il répond clairement : « Je ne peux pas m’y engager personnellement, c’est de la responsabilité de mon parti. (…) Si le Parti Démocratique de Guinée équatoriale souhaite que je le fasse, je ne dirais pas non, de même que s’il ne le désire pas ». Et justement, cette responsabilité, cette décision, il revient au PDGE de la prendre, parce que c’est lui qui représente la majorité.

Le président Obiang, pour sa part, ne s’est jamais soustrait à son obligation première, celle de se conformer à la volonté du peuple. Il l’écoute au quotidien, il connait ses aspirations et ses désirs, parce qu’il est à chaque fois au contact de son peuple; comme en témoigne sa récente tournée Républicaine dans tout le pays, pour toucher du doigt les réalités des équato-guinéens.

Le président Obiang fait partie de ces dirigeants du monde qui « préfèrent un pas avec le peuple que 10 pas sans le peuple ». Ces mots de Thomas Sankara, qui disait, par ailleurs qu’« en tant que dirigeant, il vous faut être à l’étage, ce qui vous permet de voir très loin ; mais de temps en temps, il faut descendre au rez-de-chaussée pour voir également dans la rue ce qui se passe», le décrive très clairement, parce que c’est ce qu’il fait au quotidien.

Sa vision « kadhafienne » des choses aura aujourd’hui, par-dessus toute chose, fait de lui le père du panafricanisme moderne ; c’est pourquoi toute l’Afrique entière est désormais derrière lui.

La corruption, une réalité ; un fléau qui mine tous les pays du monde

Le combat contre hydre de la corruption est une lutte permanente dans le monde. Et le chef de l’Etat équato-guinéen l’a bien souligné. Fort heureusement, l’une des politiques majeures du gouvernement de Malabo a toujours été d’exiger une plus grande rigueur budgétaire en luttant contre la corruption et en accroissant les recettes de l’Etat, dans le seul but de promouvoir le développement du pays.

Depuis plusieurs années, la Guinée équatoriale a convenablement mis en œuvre des stratégies efficaces de lutte contre la corruption. La Constitution, a, par exemple, prévu un organe spécifique tel que la Cour des comptes pour rendre plus efficiente cette lutte.

Par ailleurs, tous les investissements de l’État sont, à chaque fois, avalisés par le président de la République.

Les relations avec l’Espagne, l’ancienne puissance colonisatrice

L’une des choses qui intrigue souvent certains observateurs de la scène politique africaine et internationale lorsqu’on parle des relations entre la Guinée équatoriale et l’Espagne, c’est le caractère peu intense de la coopération entre ces deux pays. Et pourtant, sur ce point, le président équato-guinéen a également été ; son pays a toujours tendu la main à l’Espagne et est encore et toujours prête à le faire. Mais pour une raison qu’il ignore, l’Espagne a très souvent discriminée la Guinée équatoriale qui a pourtant, toujours, voulu normaliser ses relations avec l’ancienne métropole.

Pourquoi l’Espagne marginalise-t-elle toujours la Guinée Equatoriale ? C’est une question qui peut en cacher ou en soulever plus d’une ; lorsqu’on sait que les grands pays comme la Chine ou encore la Russie, qui travaillent activent pour la multipolarité du monde et l’équilibre géopolitique mondiale, souhaitent, de plus en plus, nouer des relations étroites avec la Guinée équatoriale.

Quoi qu’il en soit, le président équato-guinéen, l’a réitéré: la Guinée équatoriale est prête à collaborer étroitement avec l’Espagne, à nouer des partenariats gagnants-gagnants, dans le respect de la souveraineté de chaque pays, d’une part et dans le respect mutuel des Etats, d’autre part.

Vanessa Ngadi Kwa(Laotravoz.info)



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