La Guinée Equatoriale : Un Etat démocratique à plus d'un titre.

30/06/2019

Le débat de la démocratie a déjà fait couler énormément d'encre et de salive à travers le monde. Encore plus depuis les années 1960 et les indépendances africaines. Plusieurs Etats africains se sont vus libérés de l'occupation coloniale occidentale et ont en quelque sorte, gagné en autonomie et en liberté. Du moins c'est le cas de certains pays seulement parce qu'en ce qui concerne l'ensemble de l'Afrique, le terme indépendance devrait être revu, puisque des pays censés être indépendants vivent toujours sous un joug colonialiste. C'est le cas de plusieurs prétendues "ex" colonies françaises. Faute d'être totalement libérés, ces pays sont tombés sous une nouvelle colonisation appelée néocolonialisme.

Dans ce système, l'ancien colon parvient à continuer d'exercer un certain contrôle de sa prétendue "ex" colonie et la plupart du temps, sous le couvert des organismes internationaux comme l'ONU. Mais dans le cas de figure ou cette gestion à distance n'est pas possible à cause de la volonté dudit pays à se libérer totalement, commence alors l'opération de destruction médiatique de celui-ci. Les médias sont souvent des moyens efficaces à ce moment, pour cribler le pouvoir et le leader de ce pouvoir par des textes, des enquêtes souvent boiteuses, des éditoriaux, des articles vus et revus sous toutes les formes, le but étant de décrédibiliser le chef de cet Etat aux yeux du monde, mieux le fragiliser pour ensuite le détruire et récupérer la gestion du pays.

L'on traitera un président de dictateur, son régime d'autocratique ou monarchique, l'on dira qu'il dirige d'une main de fer son peuple et qu'il réprime l'opposition..., bref tout ce qui peut être de nature à le fragiliser devant l'opinion sera mis en oeuvre.

Ça a été le cas de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, celui de Mohamar Khadafi en Lybie, c'est le cas au Rwanda, de tant d'autres pays africains et maintenant en Guinée Equatoriale avec S E Obiang Nguema Mbasogo. Ce chef d'Etat parmi les plus Panafricanistes a réussi en seulement quelques années, à sortir la Guinée Equatoriale de la dictature de Macias Nguema, à lui éviter de tomber dans le néocolonialisme espagnole et maintenant qu'il est sur le point de faire de son pays une nation émergente et la hisser au rang des pays industrialisés, il est taxé de dictateur. Les médias occidentaux disent de lui qu'il gère son pays d'une "main de fer", qu'il règne sur les équato-guinéens avec un régime "autocratique".

Mais au fond, n'est ce pas plutôt cette incroyable ascension et cette indépendance quasi totale, qui plus est réalisée par un africain sans implication exagérée de son ancien colon l'Espagne qui gêne ?

Obiang Nguema Mbasogo a rendu la Guinée Equatoriale libre et démocratique. Lui le militaire de formation, a tout fait pour que cet Etat ait tout ce qui est nécessaire à une véritable démocratie: la Guinée Equatoriale possède une constitution; un gouvernement; un parlement élu au suffrage universel direct avec des députés et des sénateurs chargés de faire entendre la voix du peuple; une Cour suprême de Justice; un Procureur général de la République; un Tribunal Constitutionnel et toute autre institution ou administration nécessaire à une démocratie digne de ce nom. Or qu'est ce qu'une démocratie, si ce n'est un Etat géré par le peuple et pour le peuple avec les droits et les lois disponibles et applicables à chacun avec la même mesure.

Pourtant cette propension à vouloir décider de qui gère bien ou pas son pays, de qui est démocrate ou pas, de qui a le droit de faire telle ou telle chose, n'est elle pas à bien des égards, une volonté de la part des puissances occidentales de régner sur les africains comme à une époque déjà plus que révolue ?

L'opinion internationale n'est pas dupe, les africains encore moins. Que ceux qui pensent encore instrumentaliser l'Afrique se ravisent, car cette dernière a maintenant les yeux grands ouverts.

La direction



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