La BEAC s’engage à examiner les Réglementations des changes en fonction des préoccupations des opérateurs.

14/11/2019

Dans le cadre de ses réformes conformes au programme de réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) s’est engagée à surmonter les malentendus liés à la mise en œuvre de la nouvelle réglementation des changes.

Depuis son entrée en vigueur le 1 mars, le nouveau règlement sur le taux de change dans le cadre de la Communauté économique et monétaire centrafricaine (Cemac) a suscité des malentendus et des préoccupations. Parmi les difficultés signalées par plusieurs entreprises et organisations, on peut citer le traitement des demandes de transfert, les difficultés d’accès aux devises sur le marché des changes, l’application de certaines dispositions du règlement, le domicile des exportations dans certains pays de la Cemac,où il est difficile d’envoyer rapidement des fonds, etc.

Afin de faciliter l’application harmonieuse de ces règlements, le Gouverneur du Beac, Abbas Mahamat Tolli a récemment donné l’assurance que son institution était disposée à examiner les préoccupations des opérateurs économiques d’une manière spécifique. L’objectif est d’offrir une souplesse suffisante pour permettre la mise en œuvre de ce nouveau mécanisme, sans remettre en cause l’essence et les objectifs fondamentaux de cet instrument de politique des changes.

«Le Beac s’engage, si nécessaire, à prendre en considération ces préoccupations avec la plus grande attention, afin de parvenir à une convergence de vues qui facilite la prise en compte des particularités de ce secteur économique important pour les économies de la Cemac» lors de la table ronde du Conseil d’entreprise de Beac sur l’Afrique et de la Chambre de commerce des États-Unis sur l’application de la réglementation commerciale, le 18 octobre à Washington.Selon Abbas Mahamat Tolli, la réglementation des changes exige une discipline sans faille dans le rapatriement des recettes d’exportation. «Cette loi supranationale est un instrument essentiel de la politique monétaire, dont le fonctionnement requiert la coopération de tous les acteurs concernés. La banque ne peut donc pas assumer les risques de change auxquels les entreprises sont confrontées».

Source : Guineainfomarket


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