Guinée équatoriale: Juanita Eyang Ndong Eyang en route vers les bassins de Tokyo 2020

20/05/2021

Juanita Eyang Ndong Eyang a été sélectionnée par le Comité olympique local pour représenter la Guinée équatoriale au prochains Jeux olympiques de Tokyo. La jeune femme est détentrice du record de Guinée équatoriale sur 50 mètres nage libre. Portrait.

Lorsqu’on croise Juanita Eyang Ndong Eyang déambulant dans les rues de Malabo avec son allure nonchalante, on se demande bien si cette jeune dame aura assez de cran pour redorer le blason de la Guinée équatoriale à Tokyo dans le bassin olympique. Sa discipline, la nage. Sa catégorie, la nage libre.

Une performance en Corée du Sud

Juanita Eyang Ndong Eyang a une idée en tête : surprendre tout le monde. Et elle met les moyens de son côté. « Depuis toute petite, j’ai toujours voulu pratiquer la nage. D’ailleurs mon pays est entouré d’eau. Lorsque je regardais des nageuses comme la Française Laure Manaudou à la télé, j’étais impressionnée. Et je m’étais dit qu’un jour, j’y arriverai. Et aujourd’hui, Dieu merci, je serai à Tokyo », raconte avec plaisir la jeune athlète.

Son record national de 30 secondes sur 50 m, lui a fait se sentir pousser des ailes et elle veut faire mieux qu’en Corée du Sud en 2019, il y a deux ans, lors des Championnats du monde. « Ma sortie en Corée du Sud m’a beaucoup marquée. Ça m’a donné l’envie d’aller encore plus loin de faire mieux, de pousser mes forces à l’extrême », dit-elle.

Son entraîneur Sergio Mba Ayecaba Sani y croit dur comme fer : « Elle travaille beaucoup. C’est le type d’athlète que j’aime particulièrement. C’est pour cela que je suis avec elle en permanence pour l’encourager. Je pense qu’elle est capable de donner une autre image de la Guinée équatoriale en natation lors des prochains Jeux olympiques. Je peux vous assurer que sa place pour les Jeux olympique, c’est le fruit de son dur labeur. »

Cette discipline que semble avoir Eyang Ndong Eyang, lui vient de son appartenance à l’armée équatoguinéenne, où elle occupe le grade de sergent. Et en bonne militaire, elle est déterminée. « Lors des prochains Jeux olympiques, mon objectif sera de redorer le blason de mon pays. Afin que cette mauvaise image soit lavée », souligne-t-elle.

Sa rencontre avec l’ancienne « star » équatoguinéenne, Éric Moussambani, devenu ambassadeur itinérant, l’a marquée. Elle pense qu’« Éric Moussambani a connu des hauts et des bas, mais ceci ne veut pas dire qu’il n’avait pas le niveau d’un bon nageur », soutient la trentenaire. Eric Moussambani est devenu célèbre lors des Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney, lorsqu'il réalisa son 100 mètres nage libre en 1 min 52 s 72, soit plus de deux fois le temps mis que ses concurrents.

« Je ne veux pas être la nouvelle "Moussambani" »

Eyang Ndong Eyang a déjà à son actif plusieurs titres et récompenses locales. Une motivation supplémentaire. « Une fois à Tokyo, mon envie sera d’être parmi les meilleures », avance la nageuse. « Je veux qu’on me remarque positivement. Je ne veux pas être la nouvelle "Moussambani", et je ferais mon possible pour honorer mon pays, poursuit-elle. Je souhaite que ma participation permette enfin aux Équatoguinéens de croire à leur potentiel à la natation. »

Dans la dernière ligne droite avant le grand rendez-vous de sa carrière, Juanita Eyang Ndong Eyang a adopté depuis plusieurs semaines un rythme d’entraînement intense, soit trois séances par jours.

RFI



Commentaires (0)
contact@laotravoz.info