Guinée équatoriale: 10 pirates arrêtés après l' attaque d'un bateau maltais

07/05/2019

La marine militaire équato-guinéenne a arrêté dix pirates qui ont attaqué dimanche au large de Malabo, un navire battant pavillon maltais, libérant les 20 membres d'équipage qui s'étaient réfugiés dans un compartiment d'urgence, selon les autorités équato-guinéennes.

«Je félicite l'action héroïque de nos forces armées» qui sont intervenues à la suite d'«un appel au secours d'un bateau (...) attaqué par une vedette comprenant à son bord dix pirates», indique un communiqué du vice-président en charge de la Défense et de la Sécurité équato-guinéen Teodorin Nguema Obiang lu mardi à la radio d'Etat. «Grâce à l'intervention rapide de nos forces armées, (nous) avons réussi à sauver l'équipage à bord et à arrêter les dix pirates, dont la nationalité présumée est nigériane», a-t-il ajouté.

L'opération de sauvetage a été menée conjointement avec la marine espagnole, dont l'un des patrouilleurs, le Serviola, se trouvait non loin du bateau attaqué, a précisé le ministère de la Défense espagnol dans un communiqué reçu mardi par l'AFP. Dimanche soir, après avoir observé «la présence d'une petite embarcation de pirates» à proximité du navire, le capitaine a sonné l'alarme et «tous les membres d'équipage se sont réfugiés dans le compartiment d'urgence», a raconté le ministère de la Défense. «Une fois à bord, les pirates ont exigé à l'aide d'un mégaphone qu'ils se livrent et leur donnent tout l'argent à bord». Face aux refus du capitaine d'ouvrir la porte du compartiment, les pirates «ont ouvert le feu» sans «faire de blessés».

Le Golfe de Guinée est considéré comme l'épicentre de la piraterie maritime dans le monde. En 2018, les attaques répertoriées dans les eaux bordant la Côte d'Ivoire jusqu'à la République démocratique du Congo (RDC) ont plus que doublé par rapport à 2017. Le développement de la piraterie dans le golfe de Guinée, qui abrite les deux principaux pays producteurs de pétrole d'Afrique, le Nigeria et l'Angola, perturbe les routes maritimes internationales et coûte des milliards de dollars à l'économie mondiale. Les 17 pays de la région tentent depuis quelques années de renforcer leurs moyens d'intervention et leur collaboration avec l'aide notamment des Etats-Unis et de la France.

Source : AFP/Figaro


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