Gabon/Guinée-Equatoriale: les sénateurs Gabonais examinent le projet de loi adopté par l'assemblée nationale autorisant la ratification du compromis relatif au différend sur l'île Mbanié

27/06/2019

Les sénateurs se penchent depuis mardi 25 juin 2019 sur le dossier de l’île Mbanié. Adopté à l’Assemblée nationale, le projet de loi autorisant la ratification du compromis portant saisine de la Cour internationale de justice relatif au différend sur l’île Mbanié entre la République gabonaise et la Guinée équatoriale est examiné par la haute chambre du Parlement gabonais. le gouvernement, à travers son ministre des Affaires étrangères sollicite une ratification “urgente” du compromis, lit-on dans L’Union.

L’affaire avait fait grand bruit en 2008. Aujourd’hui, les sénateurs examinent deux textes de loi qui leur ont été présentés par la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Nanette Longa relatif au différend sur l’île Mbanié. Le premier texte proposé aux parlementaires autorise la ratification de l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine adopté le 21 mars 2018 à Kigali. Le second texte est relatif à l’autorisation de la ratification du compromis portant saisine de la Cours internationale de justice (CIJ) sur le différend frontalier sur l’île Mbanié entre la République gabonaise et la Guinée équatoriale.

Lors de cet échange avec les parlementaires, Nanette Longa a expliqué les contours de l’affaire Mbanié, tout en indiquant aux membres de la commission des Affaires étrangères que « ledit différend remonte à 1974, date à laquelle feu Omar Bongo Ondimba avait effectué une visite de routine sur cette partie du territoire », rapporte L’Union.

Le ministre délégué aux Affaires étrangères a également rappelé aux sénateurs que la ratification du compromis entre les deux pays portant saisine de la CIJ a été signée en marge de la Cop22 à Marrakech au Maroc, le 15 novembre 2016, par l’actuel chef de l’Etat gabonais et son homologue Obiang Nguéma Mbasogo de Guinée équatoriale.

Par ailleurs, les sénateurs ne se sont pas contentés d’écouter la représentante du gouvernement. Plusieurs préoccupations ont été soulignées, notamment les opportunités pour le Gabon de ratifier le compromis de Marrakech, les conditions de son entrée en vigueur au regard des délais énoncés à son article 4, entre autres.

Pour Nanette Longa, les procédures de ratification des deux pays ne sont pas les mêmes. celle engagée par le Gabon passerait par plusieurs étapes, à savoir la vérification de la constitutionnalité et le vote du Parlement. Elle a également précisé que celle de la Guinée équatoriale prend en compte essentiellement la signature du chef de l’Etat. Des éléments qui nécessitent une ratification « urgente » de ce compromis avant la fin de la session, selon le ministre délégué aux Affaires étrangères.

Source : GabonMediaTime


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