GUINEE EQUATORIALE : « REJET ÉNERGIQUE DES SANCTIONS INFONDÉES » DU GOUVERNEMENT BRITANNIQUE CONTRE LE VICE-PRÉSIDENT NGUEMA OBIANG MANGUE

24/07/2021

Les forces occidentales hostiles se coalisent-elles, déjà, pour mater la Guinée équatoriale ? Car au moment où la décision de la Cour de cassation française est attendue le 28 juillet prochain dans l'affaire des « Bien mal acquis », qui oppose l'Etat français à celui de la Guinée équatoriale, voilà que la Grande Bretagne, sans crier gare, frappe, par surprise, le même pays alors qu'il n'existe aucune procédure, en cours, entre le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema Mangue, et le gouvernement britannique ni aucune autorité de ce gouvernement. La France et la Grande Bretagne se sont-elles concertées ou s'agit-il d'une simple coïncidence ? Toujours est-il que le « rejet énergique » des sanctions britanniques que Malabo juge, totalement, « infondées » avant de qualifier le comportement de Londres de « geste inamical », montre que le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, doyen des chefs d'Etat d'Afrique, n'entend guère se laisser marcher sur les pieds, sans réagir énergiquement.

« Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération de la République de Guinée équatoriale souhaite informer l'opinion publique nationale et internationale qu’il condamne et récuse les sanctions imposées par le gouvernement britannique au vice-président de la République Teodoro Nguema Obiang Mangue » (sur notre photo Teodorin Obiang Nguema Mangue avec la première dame de la Guinée équatoriale qui n'est autre que sa mère).

En cause, l'interdiction de se rendre au Royaume-Uni (où le vice-président ne se rend que très rarement) et le gel de ses avoirs dans ce pays, en raison des soupçons de détournement de fonds publics équato-guinéens.

Pourtant, le gouvernement équato-guinéen est formel : « Son Excellence Teodoro Nguema Obiang Mangue n'a à aucun moment réalisé d'investissement au Royaume-Uni, et n'a jamais été poursuivi dans ce pays ou en Guinée équatoriale pour quelque motif que ce soit, et encore moins, pour détournement de fonds publics ».

D'où vient alors l'accusation du reste grave qui aboutit à cette sanction extrême ? Malabo accuse les ONG d'être à l'origine de la décision britannique : « Les sanctions infondées imposées par le gouvernement britannique trouvent leur justification dans les manipulations, les mensonges et les initiatives malveillantes promues par certaines organisations non-gouvernementales contre la bonne image de la Guinée équatoriale et de ses représentants légitimes, sur lesquelles, malheureusement, certains Etats se sont également appuyés pour lancer des procédures judiciaires fictives et acharnées contre Son Excellence le vice-président de la République ».

Et de conclure : « Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération exprime le rejet énergique par notre gouvernement de ces sanctions juridiquement infondées, exige qu'elles soient levées dans les plus brefs délais et accueille la décision du gouvernement britannique comme un geste inamical ».

Source : AFRIQUEEDUCATION


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