FRANCE-GUINEE EQUATORIALE-PANAFRICANISME : INTERVIEW DE PASCAL KOSSIVI ADJAMAGBO

14/08/2021

Nous publions l'intégralité de l'interview du Professeur Pascal Kossivi Adjamagbo par le journal en ligne LE PARCHEMIN dont le numéro 35 du 13 août 2021 en a publié uniquement des extraits. Après avoir conceptualisé "le panafricanisme", l'interview apporte les explications sur le soutien des panafricains à ce pays face à la diplomatie et à la justice françaises.

LE PARCHEMIN : Bonjour Professeur ADJAMAGBO. Veuillez vous présenter à nos lecteurs ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Togolais et français, Enseignant-Chercheur en mathématiques et en économie depuis 1985 à Sorbonne Université à Paris, acteur de la recherche scientifique de haut niveau, je suis un des experts les plus mondialement reconnus d’un des plus grands défis mathématiques connu sous le nom de la « conjecture Jacobienne » (voir l’article de Wikipedia « Jacobian Conjecture »), après avoir obtenu mon doctorat d’état en mathématiques en 1992, mon agrégation de mathématiques en 1988, et mon diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris en 1979, où j’ai la chance d’avoir comme professeur d’économie le futur Premier Ministre français Michel Rocard.

Intellectuel pluridisciplinaire (mathématiques, économie, art, poésie, histoire) et engagé comme son Maître Cheikh Anta Diop, panafricaniste préoccupé par les contributions des sciences et des technologies, éclairés par l’éthique et l’humanisme et guidées par la bonne gouvernance, au développement durable de toute l’Afrique dans les domaines vitaux de la santé, l’éducation, l’agriculture, l’énergie et l’industrie, membre du panel de haut niveau de l’Union Africaine pour la science, la technologie et l’innovation de 2012 à 2015, je suis depuis 2018 président du Conseil des Universitaires et Experts Panafricains (CUEPA), et porteur depuis 2009 du projet de la « Compagnie Pour l’Energie en Afrique », en vue de la réalisation du projet panafricain par excellence du barrage du Grand Inga et de son réseau de distribution à travers tout le continent africain, et afin de permettre la maîtrise par des cadres africains de toutes les techniques des énergies, ainsi que l’industrialisation et l’intégration économique du continent africain, pour préparer économiquement, conformément à la vision panafricaine d’un des Pères de l’OUA et Père de l’indépendance du Togo, Sylvanus Olympio, et pour hâter politiquement l’avènement des « Etats-Unis d’Afrique ».

LE PARCHEMIN : Vous êtes à la tête d’un mouvement de panafricanistes de soutien à la Guinée équatoriale. Avant toute chose, comment vous décrivez-vous comme un panafricaniste ? Comment est née la synergie d’action qui a conduit à la lecture de la motion de soutien à Malabo ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Né dans la diaspora africaine dans les caraïbes et les Etats-Unis à fa fin du 19-ème siècle avant le sionisme qui a déjà connu son aboutissement avec la résurrection politique d’Israël, le panafricanisme dont l’objectif originel et l’aboutissement est la création, la direction et la gestion des « Etats-Unis d’Afrique », a connu trois branches historiques que j’appelle le « panafricanisme scientifique » dont la figure emblématique et le père incontestable est le savant Cheikh Anta Diop, le « panafricanisme économique » dont la figure charismatique et le père incontestable est Marcus Garvey, que je considère comme « le plus grand génie organisationnel du monde noir » auquel j’ai consacré un article de ce nom, et le « panafricanisme politique » dont les figures charismatiques et les pères incontestables sont pour moi Kwame Nkrumah et Sylvanus Olympio. Sous l’influence de ces « maîtres du panafricanisme historique », je souhaite ardemment contribuer efficacement, à côté de toutes les autorités politiques et les compétences scientifiques, technologiques et économiques africaines ou afro-descendantes comme celles du Président Obiang, qui après le Président Kadhafi, peut incarner de manière emblématique pour couronner sa longue carrière politique le leadership du « panafricanisme politique », je souhaite ardemment contribuer à la promotion du « panafricanisme en action » et non « en parole » et « en instrumentalisation », avec notamment la réalisation technologique du projet du Grand Inga, le projet économique et industriel panafricain par excellence.

C’est avec cette noble intention panafricaine que j’ai contribué à réunir un comité international d’universitaires prestigieux pour remettre le 3 avril 2018 une distinction académique au Président Obiang pour ses prouesses indéniables dans la développement économique et social de son « petit pays » naguère parmi les plus pauvres du monde et qui depuis a acquis sous son impulsion et grâce à la « manne pétrolière » beaucoup mieux investi et partagé que dans tous les autres pays pétroliers africains, la réputation du « Qatar de l’Afrique », tout en étant conscient qu’il existe encore des efforts à faire par le Président Obiang pour honorer la « bonne gouvernance », qui est un héritage légué par l’Afrique à toute l’humanité. C’est ce qui est explicité dans mes articles consultables en ligne « plaidoyer pour la diversification et l’industrialisation de la Guinée Equatoriale », « plaidoyer pour le parrainage du projet du Grand Inga par le Président Obiang Nguema Mbasogo en vue du renforcement de son leadership panafricain » et dans l’article également consultable en ligne « Guinée Equatoriale : entretien exclusif avec le Professeur Pascal Kossivi Adjamagbo ».

C’est ainsi qu’est née « la synergie d’action qui a conduit à la lecture de la motion de soutien à Malabo » que vous évoquez avec justesse et pertinence dans votre deuxième question.

LE PARCHEMIN : Le 28 juin dernier dans une motion de soutien, des manifestants panafricains à la Guinée équatoriale ont dénoncé je cite « LA DIPLOMATIE ET L’INJUSTICE FRANÇAISES ». Pouvez-vous nous situer le contexte de la manifestation ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Le contexte de la manifestation est bien situé par l’article « Biens mal acquis : a France devient-elle un état recéleur ? », publié par Afrique Education le 7 juillet 2021, dont voici des extraits :

« De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'un conflit très grave entre la France et la Guinée équatoriale avec l'implication de la justice française, qui consiste à saisir un bien immeuble appartenant à la Guinée équatoriale, bien immeuble que la France considère comme un « Bien mal acquis », mais qui, une fois confisqué et saisi par la justice française, va devenir un Bien (bien) acquis, en changeant juste de propriétaire, c'est-à-dire, en devenant un bien de l'Etat français en bonne et due forme. La ficelle est grosse. Très grosse même. Au point qu'on se demande à voix de plus en plus haute : que veut la France ? où va-t-elle avec un tel comportement qui ne cache plus les relents colonialistes ? Car les pays dépossédés (de cette façon) ne se laisseront jamais (jamais) faire.

Le 21 juin 2021, le président, Emmanuel Macron, a pris sa plus belle plume pour adresser une lettre à son homologue de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo. Une lettre remplie de sous-entendus et truffée de menaces à peine voilées. Morceaux choisis :

« Dans l'hypothèse où la Cour de cassation viendrait confirmer la décision de la Cour d'appel de Paris du 10 février 2020, le bien deviendrait PROPRIETE DE L'ETAT FRANCAIS. Il devrait alors être mis en vente publiquement dans les mois suivants, conformément, à la législation française … Dans ce cas de figure (où la Cour de cassation viendrait à confirmer la décision de la Cour d'appel de Paris du 10 février 2020), il serait dans l'intérêt compris de votre pays et de la relation d'amitié qui nous lie que la Guinée équatoriale relocalise sa représentation diplomatique avant la mise en vente de l'immeuble. La France se tient prête à engager un dialogue sur les modalités de cette relocalisation et à faciliter, si vous le souhaitez, la réinstallation » ».

Cette lettre du Président français à son homologue équato-guinéen laissait peu de doute sur le contenu de la décision de la Cour de Cassation française, annoncée pour le 28 juillet 2021, donc sur la confirmation à cette date par cette cour de la saisie du bien indiscutable de la Guinée équatoriale, et non pas de son vice-président, qui est l’immeuble actuel de l’ambassade de la Guinée équatoriale en France. C’est pourquoi cette date du 28 juillet 2021 a été retenue par le CUEPA pour organiser la « manifestation panafricaine de soutien à la Guinée Equatoriale face à la diplomatie et l’injustice françaises », dont le point d’orgue a été la lecture et l’acclamation de la « motion de soutien des manifestants panafricains à la Guinée Equatoriale face à la diplomatie et l’injustice françaises ».

LE PARCHEMIN : Je rappelle qu’il s’agit de l’affaire BIENS MAL ACQUIS par le vice-président de la Guinée équatoriale, NGUEMA OBIANG MANGUE. Pouvez-vous nous dire quand et comment elle a débuté ? Les grands moments et décisions du procès ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Les dates clés de cette affaire dite des « biens mal acquis par le vice-président de la Guinée équatoriale » sont rappelées en ces termes au début de « l’appel à la manifestation panafricaine de soutien à la Guinée Equatoriale face à la diplomatie et l’injustice françaises », lancée officiellement le 21 juillet 2021 :

« En complément aux explications des articles en date de juin 2018 du CUEPA et de juillet 2021 publié par Afrique Education, il est important d’ajouter que l‘Etat français s’apprête à commettre, par la décision de la Cour de Cassation de Paris attendue le 28 juillet 2021, plus qu’un acte d’un « Etat receleur », un acte d’un « Etat voleur » d’un bien de l’Etat équato-guinéen acquis depuis le 15 septembre 2011, et non plus un bien du vice-président de cet Etat acquis le 18 décembre 2004, près d’un an avant la première décision controversée de la saisie pénale de ce bien par la justice française le 19 juillet 2012. La valeur de ce bien, qui est devenu officiellement et effectivement depuis le 27 juillet 2012 l’ambassade de la Guinée Equatoriale en France, après avoir été officiellement déclaré au gouvernement français le 4 octobre 2011 comme affecté aux missions diplomatiques de la Guinée équatoriale en France, est estimée de nos jours à 130 millions d’Euros. Cette saisie controversée décidée par « la justice française », dont le vrai nom serait plutôt « l’injustice française », l’a été en complicité avec une organisation de la société civile française qui s’acharne de manière hypocrite sur les « fils à papa » africains pour leurs dépenses luxueuses en France, tout en fermant les yeux sur les dépenses somptueuses incomparables en France des « Etats djihadistes et des princes venus d’ailleurs », en trahissant ainsi leur racisme anti-noir ».

En complément de la chronologie rappelée, ajoutons qu’après un mandat international d’arrêt contre le vice-président de la Guinée Equatoriale lancée le 12 juillet 2012 par la justice française pour refus de réponse à la convocation des juges d’instruction français, ce dernier fut mis en examen par le Tribunal de Grande Instance de Paris le 19 mars 2014 pour « blanchiment de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, abus de confiance et corruption ». Le 27 octobre 2017, il est condamné en première instance à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’Euros d’amende, avec confiscation de plusieurs de ses biens supposés, dont l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris. C’est ce jugement de « l’injustice française » qui a été confirmé en appel le 10 février 2020 et en cassation le 28 juillet 2021.

LE PARCHEMIN : Dans cette affaire dite des BIENS MAL ACQUIS, les panafricanistes de France dénoncent « LA DIPLOMATIE ET L’INJUSTICE FRANÇAISES ». Pourquoi une telle prise de position ?

PASCAL ADJAMAGBO :

En effet, la diplomatie française a été complice avec la justice française de l’injustice envers la Guinée équatoriale, en refusant jusqu’à ce jour d’accorder l’immunité diplomatique la propriété de l’état équato-guinéen depuis le 15 septembre 2011 que constitue l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris, bien qu’elle ait été déclaré officiellement à la diplomatie français le 4 novembre 2011 comme affectée aux missions diplomatique de la Guinée équatoriale en France, et qu’elle abrite tous les services de l’ambassade de la Guinée équatoriale en France depuis le 27 juillet 2012.

Le pacte de complicité entre la diplomatie française et la justice française a été scellé par la notification le 11 octobre 2011 du service de protocole du ministère français des affaires étrangères à la justice française, affirmant que le statut de Nguema Obiang Mangue et de l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris relevaient du droit commun, malgré la déclaration officielle de la diplomatie équato-guinéenne à la diplomatie française le 4 octobre 2011 au sujet de cet immeuble.

LE PARCHEMIN : Les mouvements panafricains estiment que les décisions de la justice française « relèvent de l’injustice et du manque de respect de la dignité des africains et des états souverains africains, et du racisme anti-noir ». Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Les trois raisons de cette affirmation des mouvements panafricains ont été explicitement exposées en les termes suivants dans la « motion de soutien des manifestants panafricains à la Guinée Equatoriale face à la diplomatie et l’injustice françaises » :

« 1) Les juges français ont condamné en première instance et en appel quelqu’un pour « blanchiment d’argent issu de la corruption », tout en refusant d’entendre le témoignage réclamé par l’accusé des opérateurs officiels du supposé blanchiment que sont la Société Générale et la Banque de France, et donc en refusant de poursuivre et de condamner ces opérateurs.

2) Les juges français et des organisations de la société civile en lutte contre l’argent issu de la corruption ont poursuivi en justice un fils d’un président africain pour ses prétendues dépenses luxueuses en France, en particulier pour l’achat de deux immeubles, tout en fermant les yeux sur les dépenses somptueuses incomparables en France des « Etats djihadistes et des princes ou princesses venus d’ailleurs », en particulier pour acheter des centaines d’immeubles parmi les plus prestigieux de France. Une justice « irréprochable» peut-elle appliquer de manière ostentatoire une « politique deux poids deux mesures » ? Une telle justice n’est-elle pas entachée de « l’injustice » du racisme anti-noir?

3) La Cour de Cassation a confirmé ce 28 juillet 2021 les décisions des jugements antérieurs de la saisie pénale de l’immeuble, qui est actuellement l’ambassade de la Guinée en France depuis le 27 juillet 2012, après la notification officielle le 4 octobre 2011 au gouvernement français de son affectation aux missions diplomatiques de la Guinée Equatoriale en France, qui était un bien de vice-président de cet Etat acquis le 18 décembre 2004, et qui est devenu légalement et officiellement un bien de l’Etat équato-guinéen depuis le 15 septembre 2011, près d’un an avant la première décision controversée de saisie pénale à titre conservatoire de ce bien par la justice française le 19 juillet 2012 ».

LE PARCHEMIN : Qu’attendez-vous des autorités françaises d’une part et des autorités équato-guinéennes d’autre part ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Le point d’orgue de la « motion de soutien des manifestants panafricains à la Guinée Equatoriale face à la diplomatie et l’injustice françaises » a été l’exhortation suivante adressée au Président de la Guinée équatoriale :

« Sachant que la Guinée Equatoriale n’est ni une ancienne colonie française, ni un ancien territoire sous mandat français, que la Guinée Equatoriale n’est donc pas lié à la France par les chaînes esclavagistes des fameux « accords de coopération et de défense », que c’est librement qu’elle a adhéré à la zone du Franc CFA de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale) et à l’OIT (Organisation Internationale de la Francophonie), par solidarité avec tous ses pays voisins, qu’en tant que troisième pays africain producteur de pétrole et premier producteur de pétrole de tous les pays des zones Franc CFA, la Guinée Equatoriale est le principal pourvoyeur africain de la Banque de France en devises étrangères, et donc un partenaire économique privilégié de la France, indépendamment des activités lucratives en Guinée Equatoriales de grandes entreprises françaises, que conformément à la troisième loi de la dynamique de Newton, il n’y a pas dans la nature d’action sans réaction, qu’il nous soit permis d’encourager le Président de la Guinée Equatoriale à ne pas se contenter d’une timide et épidermique réaction diplomatique à l’action de l’état français à travers la décision de sa Cour de Cassation, mais à bien préparer et déclencher le moment venu une réaction économique sans commune mesure avec la valeur du bien de l’état équato-guinéen volé par l’état français, pour lui imposer de manière mémorable le respect de la dignité des Africains et des états souverains africains et la crainte du racisme anti-noir. »

Cet appel des panafricains au Président Obiang semble avoir été bien entendu, puisque le point 5 du communiqué officielle en date du 29 juillet 2021 de la Guinée équatoriale concernant la décision de la cour de cassation française en date du 28 juillet 2021 stipule :

« Le Gouvernement de la République de Guinée équatoriale informe le Gouvernement de la République française et la communauté internationale que, si la conséquence à tirer de la confirmation de l'arrêt de la Cour d'Appel par la Cour de Cassation de Paris est la confiscation et la vente publique de l'immeuble situé au 42, avenue Foch à Paris, il se réserve le droit à une certaine réciprocité. En effet, ces actions violent l'ordre juridique international et l'Accord pour la promotion et la protection réciproque des investissements entre les deux États, signé le 3 mars 1982, à Paris. »

Après la manifestation du 28 juillet 2021, tous les panafricains participants ou représentés attendent donc impatiemment que les autorités de la Guinée équatoriale passent de la parole aux actes forts, à la hauteur de l’attente des panafricains.

Quant aux autorités françaises, dans notre « lettre ouverte au Président Macron au sujet de la France et de la Guinée équatoriale » en date du 23 juillet 2021, nous avons pris la peine d’attirer l’attention du Président français sur son devoir de défense des intérêts supérieurs de la France dans ses relations diplomatiques et économiques avec la Guinée équatoriale, avant que l’irréparable ne soit commis par la cour de cassation française, comme n’aurait pas manqué de le faire le fondateur de la cinquième république française, le Président Charles de Gaulle, conformément à son sens proverbial du service de l’état formulé par lui-même en ces termes : « les états n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Puisque le Président Macron a lamentablement failli à ce devoir en question, il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter de tirer une leçon inoubliable de cette défaillance pour éviter sa répétition avec d’autres états que la Guinée équatoriale, sachant que « celui qui commet une faute et qui ne la corrige pas en commet une autre », conformément à la sagesse proverbiale chinoise.

LE PARCHEMIN : Que prévoient faire les mouvements panafricains les jours à venir ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Pour la mise en œuvre de l’exhortation des panafricains au Président de la Guinée équatoriale à la hauteur de leur espérance, le Conseil des Universitaires et Experts Panafricains renouvellent donc aux autorités de la Guinée équatoriale l’offre précieuse de leurs conseils et expertises techniques et se mettent sans perdre du temps précieux à leur disposition, pour que sous l’impulsion du Président Obiang, la Guinée équatoriale puisse honorer, non seulement « la bonne gouvernance » au service de « la croissance du bien-être de tous les équato-guinéens », mais aussi « le panafricanisme en action » au service de « la croissance du bien-être de tous les Africains » et au service de leur dignité et fierté, après tant de siècles d’humiliation et d’exploitation depuis les traites négrières orientales et occidentales, jusqu’au néo-colonialisme occidental et orientale, en passant par le colonialisme occidental.

LE PARCHEMIN : Professeur Pascal Kossivi ADJAMAGBO, votre mot de la fin ?

PASCAL ADJAMAGBO :

Puisque l’enjeu ultime de la présente crise diplomatique et juridique entre la France et la Guinée équatoriale est « la dignité des Africains et des états souverains africains », qu’il nous soit permis pour terminer de rassurer les autorités de la Guinée équatoriale qu’ils peuvent compter sur les compétences du Conseil des Universitaires et Experts Panafricains et sur toutes les compétences panafricaines qu’ils peuvent mobiliser dans le monde entier, pour transformer cette crise en une victoire éclatante du « panafricanisme en action » au bénéfice de tous les équato-guinéens et les Africains du continent mère et de la Diaspora.


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